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Que pensez-vous des caractéristiques des technologies de conduite autonome, en tenant compte des interrogations soulevées par Steve Wozniak ?

En fait, ma question vient d'une interview de Steve Wozniak, le co-fondateur d'Apple. Il soulevait des points intéressants sur l'autonomie des voitures. On nous vend ça comme le futur, mais est-ce qu'on a vraiment pensé à tous les aspects ? Genre, la sécurité, l'emploi (les chauffeurs routiers, taxis, etc.), et même le plaisir de conduire... Je voulais savoir ce que vous en pensiez, vous, les passionnés d'auto. Est-ce qu'on fonce tête baissée vers un futur qu'on ne maîtrise pas ? Ou est-ce qu'il y a des bénéfices qu'on ne voit pas encore ?
Ah, Wozniak... toujours un visionnaire, mais parfois un peu trop catastrophiste, il me semble. Ceci dit, il soulève des questions pertinentes, notamment sur le plaisir de conduire. Personnellement, je pense qu'il y aura toujours une place pour ceux qui aiment prendre le volant, même si les voitures autonomes se développent. Un peu comme les chevaux et les voitures, quoi. On n'a pas arrêté de monter à cheval pour autant ! Bon, d'accord, c'est peut-être pas la meilleure comparaison...
Quand tu parles de sécurité, tu penses à quoi exactement ? Parce que là, c'est vaste. Tu penses aux bugs possibles, aux piratages, ou plutôt aux défaillances matérielles des capteurs et autres ?
C'est vrai que la sécurité, c'est un vaste sujet. Je pensais surtout aux bugs, oui, et aux piratages éventuels. Imaginez un peu le chaos si un hacker prenait le contrôle d'un parc de voitures autonomes... Cauchemardesque, non ? Mais les défaillances matérielles, c'est une bonne question aussi. La fiabilité des capteurs dans le temps, les conditions météo... Autant de choses à prendre en compte, et qui me font douter de l'autonomie totale, en fait.
L'aspect du piratage, c'est clairement le scénario catastrophe qui revient souvent. On imagine vite des flottes entières hors de contrôle. Mais en tant que professionnel des pièces détachées, je me pose aussi des questions sur la maintenance et la durabilité de ces systèmes. Par exemple, prenons les capteurs. Les modèles actuels utilisent des technologies comme le LiDAR, les radars et les caméras. Chaque technologie a ses propres faiblesses. Le LiDAR, par exemple, est très précis mais sensible aux conditions météo difficiles comme le brouillard ou la forte pluie. Les radars fonctionnent mieux dans ces conditions, mais ont une résolution plus faible. Et les caméras, elles, peuvent être aveuglées par le soleil ou la nuit. Selon une étude récente (source interne, désolé, je ne peux pas la divulguer complètement), le taux de remplacement des capteurs LiDAR après 5 ans d'utilisation intensive pourrait atteindre 15 à 20% à cause de l'usure ou de chocs mineurs. Pour les radars, on serait plutôt sur du 8 à 12%, et pour les caméras, étonnamment, le taux est plus faible, autour de 5 à 8%, probablement parce qu'elles sont moins exposées. Ces chiffres impliquent un coût de maintenance non négligeable, sans parler de la nécessité d'avoir des techniciens formés pour réparer ces systèmes complexes. Et si un capteur tombe en panne, est-ce que la voiture sera capable de se mettre en sécurité ? Est-ce qu'elle va simplement s'arrêter au milieu de la route ? C'est ce genre de questions qui, pour moi, sont encore sans réponse claire. On se focalise beaucoup sur la technologie elle-même, mais moins sur son cycle de vie complet et ses implications en termes de maintenance et de sécurité à long terme. Et ça, ça me fait réfléchir sur la "vraie" autonomie qu'on nous promet.
C'est intéressant ce que tu dis sur le taux de remplacement des capteurs. 15 à 20% pour les LiDAR après 5 ans, c'est pas rien ! C'est vrai qu'on pense pas assez à la maintenance. On voit les voitures autonomes comme un truc magique qui roule tout seul, mais derrière, il y a toute une logistique et des compétences à mettre en place. Et si c'est trop cher, ou trop compliqué, est-ce que les gens vont vraiment adhérer ? Moi, j'en suis moins sûr...
Valjean99, ton interrogation est pertinente. Le "truc magique qui roule tout seul", comme tu dis, cache une réalité bien plus complexe. L'adhésion du public dépendra grandement de la perception du rapport coût/bénéfice, et là, il y a encore beaucoup de flou. En tant que spécialiste en reprogrammation moteur, je vois bien l'importance de la fiabilité et de la durabilité. Si on prend l'exemple des calculateurs moteur actuels, on a déjà des taux de défaillance qui peuvent atteindre 3 à 5% après 5 ans, et ce, malgré des années d'optimisation et de fiabilisation. Alors, imaginez avec des systèmes de conduite autonome, qui sont bien plus complexes et intégrés ! L'acceptation sociale passe aussi par la transparence sur ces aspects. Si les constructeurs ne communiquent pas clairement sur les coûts de maintenance prévisibles, les risques de pannes et les solutions de secours, il y aura forcément de la méfiance. D'ailleurs, une enquête récente (que je ne peux pas citer non plus, désolée) révélait que 60% des personnes interrogées seraient prêtes à utiliser une voiture autonome... si et seulement si elles avaient la garantie d'une assistance technique rapide et efficace en cas de problème. Et là, on touche un autre point sensible : la formation des techniciens. Il faudra des compétences pointues en électronique, en informatique embarquée, en mécatronique... Or, on manque déjà de main-d'œuvre qualifiée dans l'automobile. Si on ne forme pas massivement de nouveaux techniciens, on risque de se retrouver avec des voitures autonomes immobilisées pendant des semaines faute de personnel capable de les réparer. Un vrai cercle vicieux, quoi. Bref, le défi n'est pas seulement technologique, il est aussi logistique et humain.
Ce que tu dis sur la transparence, c'est primordial. Si les constructeurs bottent en touche sur les coûts, les pannes potentielles, comment voulez-vous que les gens aient confiance ? Déjà qu'on nous prend souvent pour des vaches à lait avec les voitures classiques...
Ah, cette histoire de "vaches à lait"... Vous n'avez pas tout à fait tort, Valjean99 ! Mais il faut comprendre que les constructeurs sont pris entre le marteau et l'enclume. D'un côté, la pression pour innover et proposer des technologies toujours plus sophistiquées. De l'autre, la nécessité de rester compétitifs sur les prix. Et souvent, c'est le consommateur qui trinque, malheureusement. Mais bon, comme disait l'autre, "la route est pavée de bonnes intentions", et parfois, de quelques radars défectueux aussi...
Professeur Tournesol, votre "route pavée de bonnes intentions" m'a bien fait sourire, mais elle résume bien le problème. On est souvent face à des choix cornéliens entre innovation, prix et fiabilité. Pas facile de trouver le bon équilibre.
C'est clair, et c'est valable pour tout, pas que l'automobile. On veut toujours plus, plus vite, moins cher... Forcément, la qualité, elle en prend un coup quelque part.
Mouais, je suis pas sûre que ce soit *vraiment* valable pour tout. 🤔 On a bien des domaines où la qualité prime, nan ? Genre, la bouffe, le vin... enfin, j'espère 😅 Et puis, c'est pas une fatalité non plus, on peut faire de la qualité sans se ruiner, faut juste pas céder à la hype à tout prix. 😉
C'est vrai que le "toujours plus vite moins cher" c'est un peu la rengaine actuelle... MemeQueen6971 a raison, y'a des domaines où on fait encore gaffe. D'ailleurs, faudrait que j'aille faire le plein de provisions au marché, tiens, tout ça me donne faim ! Bref, pour revenir aux voitures, c'est sûr que l'idéal serait de pas sacrifier la fiabilité sur l'autel de l'innovation...
+1 pour la fiabilité avant tout ! C'est vrai que la bouffe et le pinard, c'est sacré ! 😋 Faut pas déconner avec ça. 🤣
Exactement ! 🍷 Sur la fiabilité, on est d'accord. 😉 Les constructeurs devraient prendre note, au lieu de nous sortir des gadgets inutiles... 🚗💨
Voilà, enfin un peu de bon sens ! 👍 Marre de ces écrans partout et des options à 2 balles qui coûtent un bras... 😠 On veut des voitures qui tiennent la route, point barre ! 🛠️